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mardi 26 juin 2012

L'arbre aux fruits amers- Roman Oskar Editeur

L'arbre aux fruits amers s'inspire assez librement de la vie de James Cameron, un jeune noir pendu lors d'un lynchage dans les années 30. James a survécu à sa propre pendaison.

Pour lire les critiques écrites sur ce roman:
On en parle sur Babelio
sur Enfantipages
sur Histoire c'en lire qui a eu un coup de coeur!
sur Lirado
sur Lire et Merveilles
sur le site du CRDP d'Amiens
sur le blog de la Marmite à lire
sur Choisir un livre
dans le journal d'un collège-lycée 
à la radio, dans la belle émission de Carole, à télécharger
sélectionné par la Librairie Monet: ici
Sur Des livres et vous 
Sur le site Croqlivre ici 
Sur le blog 3 étoiles: ici
Merci à tous ceux qui l'ont lu et à ceux qui prendront plaisir à le lire...

Voici la couverture




Cette photo a tristement illustré le fait divers

L'histoire a donné lieu à une chanson, Strange fruits, interprétée par Billie Holiday
http://www.youtube.com/watch?v=h4ZyuULy9zs
Une de mes chansons préférées.
Dans ce roman, j'ai choisi de construire un univers en noir et blanc, sans mélange. Au fil du livre, les contrastes s'atténuent.




dimanche 17 juin 2012

Pierrochio illustré par PARASTOU HAGHI en 2015 aux éditions Philomèle!






Voici le début d'un petit conte qui s'inspire de curieuses chaussures : les poulaines. Au Moyen-âge, les hommes raffolaient de ces curieux souliers démesurément grands. Plus le rang social était élevé, plus les gens portaient de grandes poulaines...L'église les fit interdire. Péché d'orgueil des pieds n'est pas toléré!
C'est Parastou Haghi qui va l'illustrer...
Pierrochio a un problème: quand il ment, ses pieds grandissent!
Elle a un talent fou! Voici la page de présentation de son blog pour vous donner une petite idée

un lien vers son univers: Les actualités de Parastou haghi
N'hésitez pas à aller fureter,c'est tout bonnement génial...


Le petit héros, un menteur invétéré, se retrouve ainsi chaussé:

1
Pierrochio n’était pas seulement un polisson et un fieffé menteur. Il exerçait aussi un drôle de métier : il était bonimenteur. Il avait un don pour embobiner les gens – même les moins crédules. Il vendait à tour de bras de mystérieux remèdes sur les places des marchés, des flacons de toutes les couleurs aux noms extravagants : « Elixir du cheveu long, pour les chauves », « Elixir de l’enfance éternelle, pour les vieux ». Il en avait inventé toute une panoplie. Des remèdes traditionnels qui donnaient bonne haleine ou qui faisaient disparaître les boutons les plus laids. Certains plus extraordinaires transformaient les pieds biscornus en menus petons ou ratatinaient la panse des hommes ventrus. Les plus miraculeux chassaient les ennuis en un tourne main, faisaient courir les mulets bornés, donnaient des dents aux poules pour mordre la queue des renards. Pierrochio ne manquait jamais d’imagination et Paul, son complice, préparait toutes les potions de la même façon : de l’eau mêlée à des pétales de rose pour qu’elles sentent bon. Certaines mauvaises langues les traitaient de charlatans, mais il ne faut pas écouter les mauvaises langues. C’étaient des inventeurs, des âmes généreuses qui se préoccupaient des misères des autres et soulageaient tous les malheureux de leurs pires tracas — de leurs bourses aussi.
2
Pierrochio et Paul s’étaient rencontrés quelques années auparavant à l’heure où tous les chats sont gris, sur une place de marché au cœur d’un village sans nom. Le petit Pierrochio se faufilait entre les étales. Paul était déjà un vendeur renommé dans la région.
Le petit avait volé des pommes, il avait faim, ce chenapan. Et il s’était fait attraper. Alors qu’il avait été pris la main dans le sac, il ne s’était pas dégonflé. Il avait menti comme un arracheur de dents. Sans trembler, sans avoir peur. Un blondinet qui n’avait même pas huit ans. Tout efflanqué. Couvert de taches de rousseur. On lui aurait donné le bon Dieu sans confession. Paul avait été ému par le gamin et il l’avait adopté, sur un coup de tête, pour toujours. Il n’avait jamais su d’où le petit venait. Il avait beau le questionner, le gosse inventait des bobards pas croyables. À la fin, Paul n’avait plus rien demandé, c’était un peu comme son fils, un petit mensonge à eux. Depuis, ils cheminaient ensemble, un gros brun, tout bourru, aux cheveux grisonnants et un petit blond, maigrichon, père et fils dans le monde des bonimenteurs.

samedi 9 juin 2012

Panique sur la banquise- Roman, tome 1

Pour ceux qui n'auraient pas suivi, voilà presque deux ans, que je remanie les aventures d'un mammouth à l'époque de Louis XIV. Hypothèse tout à fait loufoque: des scientifiques ont découvert un spécimen de mammouth à une époque où il n'existe plus de mammouth, théoriquement. Car au pays des terres gelées, notre jeune mammouth est bien vivant.
La saga du mammouth part du grand nord, parcourt les mers agitées et atterrit au château de Versailles, avant de repartir en quête d'autres congénères encore congelés au pays des terres gelées....
Toute une odyssée de Mammouth dont je mets le premier chapitre en ligne...

1
Au fin fond d’une caverne de glace, tout près du pôle nord, un animal poilu tentait de s’extirper d’un immense trou dans lequel il était coincé. Cette année-là, l’été était un peu plus chaud qu’à l’ordinaire et la glace dans laquelle la créature hibernait depuis des millénaires avait fondu. Nanou, un jeune mammouth vieux de plus de dix milles ans se réveillait de sa longue sieste, abruptement. Il étira ses pattes engourdies, se frotta le museau et observa tout autour de lui. La caverne de glace était déserte. Il entendait le clapotis des stalactites qui fondaient sur la neige et le bruit du vent qui s’engouffrait dans la grotte. Nanou ne comprenait pas ce qu’il faisait dans cette caverne glacée. De toutes ses forces, il s’accrocha à un rocher et sortit de son lit de pierres.
Il s’assit quelques instants pour se remettre et aperçut un drôle d’objet. Un petit sachet de cuir était accroché autour de son cou. Nanou tenta de l’ouvrir aussi délicatement qu’il le pouvait. Il contenait un message écrit sur des tablettes de cire.
« Mon petit Nanou,
Quand tu trouveras cette lettre, du temps aura passé. Nous sommes atteints d’une maladie étrange depuis quelques mois. Un virus a décimé une bonne partie de notre village. Il fait de plus en plus froid, un blizzard terrible s’abat sur nous, il fragilise tous ceux qui sont déjà affaiblis par la maladie.
Nous avons décidé de te faire hiberner dans le froid. C’est Arsanius le vieil inventeur qui a eu cette idée. Nous avons longtemps hésité puis il nous a convaincu. Nous ne voulions pas te prévenir, tu aurais pris peur. Tu nous es si précieux que nous aurions tout tenté pour te sauver. D’autres jeunes mammouth ont été placés dans des grottes un peu plus au nord. Pars-les retrouver. Je ne sais pas si nous serons encore en vie quand tu te réveilleras, quoi qu’il en soit, nous serons toujours prêts de toi.
Lana, ta maman qui t’aime pour l’éternité. »
Nanou relut une bonne dizaine de fois le message de sa mère. Il avait été congelé comme un saumon, ou un poisson des glaces, comme les baies que l’on gardait pour l’hiver dans le garde-manger. Congelé par ce vieux fou d’Arsanius qui avait toujours des idées détraquées. Nanou n’osait plus bouger, il était tétanisé.
Il appela d’une voix craintive :
— Maman ?
Sa grosse voix résonnait dans la caverne vide. Pas âme qui vive.
Seules deux mouettes voletaient par là. C’était Lola et Colombe, les vieilles mouettes de la banquise qui faisaient leur promenade matinale pour se dégourdir les ailes. Elles souffraient d’arthrose et s’efforçaient de faire de l’exercice quotidiennement.
— Tu n’entends pas un drôle de bruit ? demanda Lola à Colombe.
— Non rien, répondit Colombe qui était sourde comme un pot.
Lola s’approcha doucement, pensant que ses oreilles lui jouaient des tours. Et puis, elle demanda
— Qui va là ?

lundi 4 juin 2012

Jamais contents, AVEC JULIE LECOMTE

Julie vient de dessiner la première page de Jamais contents, un petit texte qui cherche un éditeur.
C'est une histoire pour les petits...

Les animaux se querellent, se castagnent....une sacrée pagaille.
Pour voir les travaux de Julie
 http://hysterikmum.ultra-book.com/book

Et les premières illustrations





 

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