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samedi 28 juillet 2012

Les secrets de cuisine de Crinoline - Album recettes

Avec Christine, nous avons eu l'idée de créer une petite série d'albums culinaires.
Le principe est simple: l'histoire fait découvrir des recettes du monde entier. À la fin du livre, on retrouve les recettes. Une manière de cuisiner avec les petits...
Notre héroïne s'appelle Crinoline et le premier volume porte sur la galette...
Voilà Crinoline!
Et voici le début du petit texte

Le roi Balthazar n’aimait pas régner, il aimait manger. Peu lui importait les affaires de son palais. Il se préoccupait de ses papilles et passait ses journées à goûter des plats farfelus dont il raffolait : des raviolis aux salsifis, des frites farcies au salami, des fraises des bois au camembert, en plein hiver.
Son péché mignon, il n’en avait pas mangé depuis une éternité : une galette des rois qu’il avait goûtée quand il était tout petit. Et qu’il n’avait jamais oubliée.

jeudi 26 juillet 2012

L'allée du bout du monde- Roman



L'allée du bout du monde est un roman d'aventures et d'amour pimenté d'un soupçon de magie et d'une note allégorique...

William Temple  et Dorothy Osborne ont vécu au XVIIème siècle, pendant la guerre civile anglaise. Leur amour a été immortalisé par Dorothy, à travers sa correspondance, qui n’a jamais été traduite en français.


Le début du roman pour les curieux et les autres aussi:

Le premier chapitre



1
Bisque, Bisque rage !
L’esteuf[1] rebondit sur le pavement de pierres de la galerie du château et manqua de rendre Henry à jamais borgne. Il fit signe à William qu’il était encore en vie et qu’une petite pause était nécessaire avant de poursuivre la partie. En guise de tripot[2], Henry et son neveu, William Temple, jouaient à la courte paume dans l’enceinte du château de Penshurst. Une galerie offrait les murs nécessaires au rebond de la balle. William nourrissait une véritable passion pour ce jeu devenu très populaire. En l’espace de quelques décennies, le jeu de paume avait suscité l’intérêt des bourgeois, des étudiants et des rois. Les tripots se développaient un peu partout, les demeures princières, les châteaux avaient leurs salles et leurs habitués. Un nouveau corps de métiers était né de cette pratique, les paumiers-raquettiers. Ils profitaient pleinement de l’engouement pour la paume et se pavanaient dans les grandes villes, comme les artisans de l’avenir de l’homme.
Henry tentait de se remettre de la gifle qui l’avait à moitié assommé. Il se tenait tant bien que mal sur ses souliers en cuir de buffle et, sa raquette en boyaux de moutons à la main, se demandait comment il avait pu accepter de se joindre à William dans un si futile divertissement. Il jeta un œil sur son accoutrement, de pied en cap, leva les yeux au ciel et soupira. Henry Hammond était théologien, prêtre, et peu enclin à ce genre de sport. Habituellement, il restait des heures à lire dans son cabinet, ou à composer des sermons pour sa paroisse. L’arrivée de William avait tout bousculé.
Le jeune adolescent le supplia :
S’il vous plaît, reprenons la partie, je m’amuse tellement !
Henry s’exécuta. William renvoya un revers coriace, baptisé revers de Nemours, en l’honneur du célèbre Duc et de ses talents au jeu de paume. Henry  intercepta vaguement la balle avec sa raquette qui repartit, étonnamment, comme un boulet de canon en direction du jeune adversaire. William renvoya l’esteuf sans difficultés, il tomba à pic.
J’ai réussi un chasse-pic ! cria William, fier comme un paon.
William jubilait, il n’était jamais aussi heureux que dans ces moments de jeu partagés avec son oncle Henry. William vivait avec lui depuis quatre années déjà, dans le domaine de Penshurs depuis la mort de sa mère. La pauvre femme avait succombé à son dernier accouchement. Elle avait mis au monde des jumeaux qu’elle n’avait jamais vus. Son mari parti travailler en Irlande, à Dublin comme magistrat, n’avait pas trouvé les forces de s’en occuper et avait confié les trois enfants à Henry. Le vieil homme  avait du temps libre et le savoir nécessaire pour faire l’instruction des plus jeunes.
William passait la semaine au pensionnat et rentrait le week-end chez son oncle. À son arrivée, Henry avait eu du mal à comprendre l’intrépide garçon. Il sentait chez lui des prédispositions à l’étude, une grande intelligence, mais aussi un goût immodéré pour la paresse et le jeu, qui contredisait ses principes d’éducation. Il avait tenté, en vain, de convertir le garçon à l’amour des langues anciennes, mais rapidement, il avait renoncé devant l’évidence : William n’était pas fait pour les fastidieux apprentissages. Pendant longtemps Henry lui avait imposé des leçons quotidiennes, puis il l’avait laissé s’évader dans ses mondes secrets. Il lui fit donner des leçons par un maître-paumier et William devint rapidement très habile. En dépit de sa gravité, l’oncle Henry avait un cœur en or et William avait su le libérer de sa sévère carapace. Ce mutuel apprivoisement les avaient rendus terriblement complices.
Henry suait à grosses gouttes et tentait de suivre la cadence du jeu frénétique ponctué de « Hourras » à tout-va sous le regard complice des jumeaux, Willy et Martha. Il se réjouissait de voir son neveu si heureux, si aérien. Il aurait tout fait pour lui. Aussi, quand l’esteuf revint vers lui, il tenta un coup habile. Il réunit tout ce qui lui restait de concentration et de détermination et envoya la balle, perpétrant le célèbre coup du moine. Ultime dévouement. Ce coup habituellement en faveur des rois réclamait une abnégation sans égal, il s’agissait de faire gagner l’adversaire, sans que cela ne se remarquât trop. C’était dans les cordes d’Henry. L’esteuf rebondit lamentablement et offrit à William le point décisif, la bisque dont il rêvait. Il bondit de joie et s’agrippa au cou de son oncle.
J’ai gagné ! J’ai gagné ! répétait William, en narguant son oncle.
Et les jumeaux  répétaient en cœur :
— Bisque, bisque rage !
Henry sourit en voyant William et les deux petits garnements sauter sur place dans une explosion de joie. Il observait son protégé grandir avec tendresse ; par-dessus tout, il s’émerveillait de sa vitalité. Où puisait-il cette joie de vivre inébranlable, cet optimisme forcené ? William épatait la galerie, et plus encore il rendait son oncle heureux et fier de l’avoir pour neveu. Henry ne comprenait plus, à présent, comment il avait pu vivre avant. Il se contenta de regarder William avec bienveillance. Ils avaient pris l’habitude de peu communiquer, le plus souvent ils s’échangeaient un regard, et tout était dit.
Le soir, William se remit en route pour le pensionnat de Bishop’s Stortford. Comme tous les dimanches, il ouvrit le grand portail métallique, salua Madeleine, la vieille-fille de chambre de sa mère qui était restée au domaine pour s’occuper des jumeaux après la tragédie, et murmura à son oncle :
— La semaine prochaine, c’est toi qui me bats !
Mais il n’y aurait pas de retour à la maison….



[1] L’esteuf est le nom de la balle utilisée dans les jeux de courte paume et de longue paume, les ancêtres du tennis.
[2] Le tripot désigne la salle dans laquelle on jouait à la courte paume à cette époque.


lundi 23 juillet 2012

La sorcière Zormitille- projet d'album



C'est l'histoire d'une ogresse qui raffole des petits enfants. Elle en avale tellement qu'elle en mal à l'estomac.
Zormitille se retrouve à la diète...quand elle rencontre Esperluette, elle rêve de n'en faire qu'une bouchée.
Mais elle est toujours à la diète...


mercredi 18 juillet 2012

Douce et la statue de pierres - Roman qui cherche un éditeur

Douce cherche un éditeur depuis aujourd'hui.
Douce  fait une drôle de découverte en rentrant de l'école. La statue de Pépézuc bouge. Elle l'a vue, elle lui a fait un clin d'oeil.
La fillette va suivre Pépézuc dans de folles aventures de statue... et elle croisera l'horrible prince noir.
Une histoire initiatique qui traite aussi du problème du harcèlement à l'école.


Voici un extrait du texte:

La fillette promena sa lampe le long des murs. Son rideau avait bougé, elle en était certaine. Quelque chose se cachait, là, dans un coin, tapi dans l’ombre. Une bosse, derrière le tissu, oui elle la voyait à présent. Son rideau était gonflé, comme quand elle jouait à cache-cache avec sa cousine et qu’elle se dissimulait au milieu du velours.
Douce se leva doucement. Elle marcha d’un pas tremblant jusqu’à la fenêtre et souleva le rideau brusquement. Ses yeux restèrent écarquillés.
Il était là, juste derrière, l’air vaillant et arrogant. Lui, le chevalier, Pierre Pézuc, l’homme qui avait sauvé la ville de Béziers, qui avait repoussé l’armée du terrible Prince-Noir au quatorzième siècle. Pépézuc, l’homme à la statue.
— Chut, n’aies pas peur ! commença-t-il d’une voix métallique.
Douce garda pendant plusieurs minutes la bouche ouverte.
—Tu n’étais pas censée me voir cligner de l’œil. Personne ne doit savoir.
Il bougonnait, il n’avait pas l’air commode.
— Vous êtes une statue vivante ? demanda Douce en ouvrant des yeux encore plus exorbités.
— Disons que mon cœur n’est pas fait de pierres. Je n’aime pas voir les enfants pleurer. Et puis, j’aime bien me dégourdir les jambes. Quand l’envie me prend, je sors de mon socle et je me promène dans la ville, comme au bon vieux temps. Il faut me promettre une chose.
Il avait l’air agacé.
— Laquelle ?
— Que tu garderas le secret.
— Le secret ?
Il avait maintenant une grosse voix.

dimanche 15 juillet 2012

Pirates et corsaires pour réfléchir, Oskar Editeur

Je parle rarement de mes bouquins de philo et je souhaitais vous les présenter aujourd'hui, ou du moins l'un d'entre eux:  Des pirates et corsaires pour réfléchir est sorti en  novembre 2012 chez Oskar éditions.

Christine Richard en est la co-auteur. Nous nous sommes rencontrées sur les bancs de la fac et après des années à suer sur l'agrégation de philo, nous nous sommes retrouvées afin d' écrire de la philo pour les enfants...Les images sont de Manu Boisteau, ce sont des grandes caricatures, qui occupent toute une page!

Le principe de l'ouvrage est simple: on raconte une histoire de pirate, que les enfants connaissent, ou pas! puis on dégage une problématique et on guide les bambins vers la réflexion...
Comme dans les Histoires de monstres pour réfléchir, (pour en découvrir des extraits, c'est ici ) l'idée est d'apporter un peu de culture dans ce monde de brutes et de dépasser les idées consensuelles, trop largement reçues! Dans le volume sur les pirates, c'est l'occasion de faire un peu de philo politique!


Voici la couverture:



Le sommaire:
Introduction. p .7
Le.code.des.pirates. p .8
Alvida,.la.princesse.pirate. p .12
Benjamin.Hornigold,.chasseur.de.pirates. p .16
Le.tic-tac.du.capitaine.Crochet. p .20
Barbe-Noire,.tacticien.de.la.terreur . p .24
L’audacieux.rendez-vous.de.Charles.Vane. .p .28
Duguay-Trouin,.corsaire.du.roi. .p .32
John.King,.l’enfant.pirate. p .36
Klaus.Störtebeker,.le.Robin.des.Bois.de.la.mer.Baltique. .p .40
Le.rêve.d’égalité.du.capitaine.Misson. p .44
Le.message.crypté.de.La.Buse. p .48
Les.hacktivistes,.des.pirates.numériques. p .52
La.vie.des.pirates.et.des.corsaires . p .56



Les cuisines de Barbe-Noire- (titre provisoire) Oskar Editions, printemps 2014

Voilà, ça y est nous savons chez quel éditeur notre roman farfelu sur Barbe-Noire sortira...ce sera chez Oskar! Et j'en suis ravie!

 Les cuisines de Barbe-Noire est un drôle de roman de piraterie: il raconte l'histoire d'un marmiton qui s'est engagé sur un bateau français...celui qui deviendra rapidement le bateau de Barbe-Noire. Notre roman de piraterie épouse le point de vue du marmiton : nos aventures se dégustent, se savourent. Elles sont mitonnées par deux cuisiniers et entrecoupées de véritables recettes de pirates...

Il est écrit à quatre mains, avec Christine (ma complice de philo).
 


jeudi 12 juillet 2012

Les bleuets du dragon bleu - album


Les bleuets du dragon bleu qui paraîtra chez Amaterra en 2013 sera illustré par Minji LEE DIEBOLD, dont je vous laisse découvrir l'univers...
 C'est un petit texte qui raconte l'histoire d'un dragon aux prunelles bleuettes qui jettent des bluettes...un petit dragon qui aime les bleuets et les libellules...mais n'aime pas tuer les gens.

Voici une première esquisse de Grégoire,
c'est de la broderie.

Le book de Minji
et une de ses oeuvres:






Avec mes enfants

mercredi 11 juillet 2012

Coeur de Hibou, album Rue du monde





Coeur de hibou parle d'adoption et j'ai une tendresse particulière pour ce texte!
En voici la première critique sur Babelio: ici
La présentation pour la presse, ici  
On en parle ici 
sur ce joli blog 
dans le télégramme en ligne 
 

jeudi 5 juillet 2012

À l'école des nuages- projet album

Théophile s'ennuie à l'école des nuages...Jusqu'au jour où il aperçoit un peintre dans un champ qui peint autrement.
Ce petit texte vante le pouvoir de l'imagination et la créativité...


 Un extrait du texte:
Théophile marche sur les brumes. Tout en haut, sur le toit du monde.

Il rejoint son vieux maitre qui ne sort jamais sans sa canne et son chapeau biscornu : Maitre Stratus, souffleur de nuages depuis la nuée des temps.

À l’école des nuages, Maître Stratus ronronne d’interminables leçons. Théophile réprime des amas de bâillements. Il  regarde par la fenêtre, tout en bas, là où les hommes ont les pieds sur terre.

Au milieu d’un champ, il aperçoit un chevalet en bois et un bonhomme au chapeau pointu qui peint des nuages s’envolant au vent.
Des nuages farfelus,
plein de fanfreluches.
Pas moutonnants du tout.
— très différents des nimbus gris tracés au compas que  Maître Stratus dessine tout le temps.
Théophile rêverait d’en faire autant.

En cachette, le soir, il se faufile dans la fabrique à nuages.
Il souffle de toutes ses forces.
D’étranges bulles vaporeuses envahissent la pièce.
Théophile les modèle.
Il crée des nuages saugrenus : un cirrus qui joue de la cithare,

Un nuage lenticulaire qui porte des lunettes.

Le roi des nuages, Nimbuchodonosor, qui fait la pluie et le beau temps.

Et des nuages sans nom, lorsqu’il manque d’inspiration.

Le lendemain, en observant le ciel, Maître Stratus pique une colère qui fait trembler la terre entière.
 Le ciel est sans dessus dessous ! Le monde est devenu fou !
Il s’arrache les cheveux et hurle de fureur.

Le regard fier, Théophile observe  ses créations s’éparpiller  dans le ciel comme des cerfs-volants.

Quand le soir arrive, Théophile entre à petits pas dans la fabrique à nuages.
Il gonfle ses joues. Des bulles vaporeuses envahissent la pièce.

Une voix caverneuse gronde derrière lui

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