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mercredi 28 mai 2014

La comédie, la comédie, ...aussi!

J'ai beaucoup de retard dans le récit de ces dernières semaines et je commence par vous narrer les événements les plus récents. Narbonne et Pithiviers, ce sera...après! (j'attends des petites photos)

La Comédie du livre était assez exceptionnelle cette année: d'abord, il y avait foule, il faisait beau, Marie-Hélène Lafond était sur le stand juste à côté, et en plus,  j'ai eu une foultitude de surprises.

 Je ne vous parle même pas de ma fille, fan de David Sala qui lui a fait dédicacer des livres pour la terre entière.

Je vous montre en images:
(je vole une photo à Véronique Cauchy, ma photographe préférée!)


Le matin, pendant la restitution du dispositif "Auteurs au lycée" , avec les élèves de Narbonne, nous avons assisté à la lecture de certains de nos textes par deux comédiens. Moment magique, d'une grande intensité! La séance s'est achevée par la lecture d'un texte de Pauline Leveau, sur ce mot, qui a résonné très fort dans la salle: "Rien". Le texte de Pauline est d'une très grande beauté, et l'entendre ainsi lu, était tout simplement magnifique.
J'en reparle sur RCF, ...(pour écouter l'émission, c'est ici
La restitution sera bientôt en ligne sur le site du LRLL. (Languedoc-Roussillon Livre et lecture)
 
Les élèves sont venus avec de chouettes cadeaux, et me voilà à présent équipée d'un beau stylo pour dédicacer, (fini le posca baveux, ou le stylo hésitant) et d'une trousse de luxe Merci à eux et à leur prof de français, et talentueuse illustratrice.

Si vous n'avez pas tout suivi de nos aventures narbonnaises, vous pouvez vous rattraper en parcourant ce blog.ici

Des extraits des nouvelles pour vous faire une idée du travail mené:
Merci encore à la documentaliste du lycée et à Anne.



Une nuit, dans l’Atax

Ses pas résonnent dans la ruelle sombre, les graviers crissent sous ses sandales. C'est une nuit noire éclairée par un faible croissant de lune qui se reflète dans les eaux glacées du fleuve bordant la ville.
La lueur lactée de la lune éclaire à peine son visage englouti dans la pénombre, dissimulant ses traits aux indiscrets.
Quelques pas de plus et il sera en mesure d'accomplir ce qu'il prémédite depuis des mois. Il se trouve maintenant à l'angle de la maison et attend sa future victime avec impatience. Il trépigne. Sa main se crispe sur un objet de corne et de fer. La porte de la domus s'ouvre, l'homme est là, enfin. Le meurtrier dans l'ombre s'élance. 
Anaïck et Ella




Pour l’amour d’un frère

Nérée se tenait sur une butte de terre au sud de la ville. Dans la nuit, le brasier donnait une lumière douce à l’horizon. Comment la ville avait-elle pu prendre feu ? Une voix tira la jeune fille de ses pensées.
— Nérée ?
— Antoninus, tu es sain et sauf. Jupiter soit loué !
— Malheureusement, d’autres y ont laissé la vie. Comment cela a-t-il pu se produire ? s'alarma Antoninus.
Un bruit se fit entendre dans les décombres. Une jeune femme en sortit presque miraculeusement. Son visage était couvert de suie, ses yeux hagards. Elle s’avança vers Nérée et son compagnon et dit d’une voix faible :
— C’est nous …
Mariella et Widad



Les deux médaillons

Julia regarde une dernière fois le médaillon posé sur la table et le plonge immédiatement dans sa poche.

La jeune femme est déjà en retard. Elle enfile la nouvelle stola que son mari lui a offerte quelques jours auparavant, boit une dernière gorgée de son verre de lait et part rapidement vers la villa de Gaïus. La nuit a été rude, elle s'inquiète pour le bétail qui l'attend sûrement avec impatience.
  Manon et Sylvain


Et mon ventre qui ne cessait de grossir, je n'aurais pas pu le cacher encore longtemps, il fallait que je parte, que je m’éloigne de tous ces endroits qui me faisaient penser à lui. Mais avant, il fallait que je lui parle, que je lui avoue 
Olivia

In Umbra Ignium

Dans l’ombre des flammes

Rien. Il n'y avait plus rien. La ville ressemblait à un désert de cendres. Une tornade de feu paraissait être passée par là. L'amphithéâtre, le Forum, le Capitole, les Thermes, ainsi que toutes les domus1 étaient réduits en poussière. Il semblait ne plus y avoir d'âme vivante dans la ville. Tout avait brûlé sauf les caves, où était enfermée une ancilla2.
La jeune femme était blottie au fond d'un cachot. Un cachot lugubre et sombre. Il n'y avait aucun bruit. Elle ne bougeait pas. La froideur de la cave la paralysait comme si Méduse3 avait hanté les lieux.
Il fallait qu'elle s'en aille. Elle ne pouvait rester dans cet état-là ! Elle n'entendait plus aucun bruit sauf le vent qui s’engouffrait le long des parois humides. Son souffle emportait avec lui des relents de fumée. Cela faisait un bon moment qu'elle était coincée dans ces oubliettes, sans savoir ce qui se passait au-dessus de sa tête. Ce silence n'était, sans doute, pas un bon présage.
De ses mains habiles, elle réussit à ouvrir la cage. Lorsqu'elle sortit du cachot, elle se mit à chantonner la berceuse de son enfance, pour se donner du courage et faire fuir les mauvais auspices.
Quelques perches plus loin[1], elle trouva une chaîne, dont elle se servit pour escalader.
Narbo Martius n'était plus qu'une ville de cendres.


1Maison romaine
2Esclave en latin
3Monstre mythologique, pétrifiant ceux qui qui la regarde dans les yeux
[1] Unité de mesure qui désigne trois mètres.
 

  Pauline



Puis ce fut la Comédie....

Visites inattendues des élèves de l'école Saint Joseph de Vendargues et de leur adorable maîtresse. Vous allez voir de vos yeux, Rhumméo, le chat alcoolique des Cuisines de Barbe-Noire.


Un matou cousu main, qui a même retrouvé son oeil perdu dans une bagarre de jeunesse! Plusieurs enfants sont venus, Janelle, (porte-parole de la classe), Lou, Guillome, et Gautier...un petit garçon qui m'émeut tant et dont je retravaille un texte en ce moment.



J'ai oublié de parler d'Imanol, que j'ai déjà croisé plusieurs fois et qui revient se nourrir de livres, toujours avec le même sourire. MERCI à lui!
Bref, la comédie du livre, c'était un beau théâtre de la vie, cette année, merci.



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