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dimanche 31 janvier 2016

Strange fruit (suite)

La semaine dernière, j'ai eu la chance de rencontrer trois classes de troisièmes qui avaient lu L'arbre aux fruits amers.

Je les ai rejoints dans leur collège à Frontignan. Ils avaient préparé d'émouvants exposés pour m'accueillir et avaient une foultitude de questions pertinentes à me poser.
Petit retour sur ces interrogations:
Ils étaient curieux de savoir comment m'est venue l'idée d'écrire cette histoire.
L'arbre aux fruits amers est issu d'un fait divers, dont j'ai pris connaissance en écoutant la chanson Strange fruit.
Pour rappel, c'est une chanson qui relate l'horrible scène de lynchage qui a eu lieu à Marion dans les années 30. Trois jeunes Noirs sont pendus à des arbres, fruits amers d'une époque ségrégationniste. L'un d'entre eux survit, il se nomme James Cameron et devient militant des droits des Noirs.
Pour en savoir plus
ou encore ici pour en apprendre plus sur ce grand monsieur: ici





Pour écouter son récit, je vous conseille cette vidéo. James Cameron revient sur ce qui s'est passé.



Les élèves voulaient savoir si tous les personnages du roman étaient réels...eh bien, non!
En principe, les collégiens pensent que j'ai inventé le personnage de Nick, un cuisinier affable, d'un optimisme qui paraît forcément suspect.
En fait, le seul personnage fictif du livre est Sam: un jeune blanc membre du KKK et le supposé fils du Shérif.
Nous avons aussi longuement débattu de la fin du roman que j'aimerais réécrire quand l'ouvrage ressortira l'année prochaine théoriquement...sous un tout nouveau titre!

Merci à tous pour votre accueil



samedi 23 janvier 2016

Un poussin...vert!

Mon amie Marie-Hélène m'a apporté son dernier ouvrage hier. Une merveille.
Un album facétieux, impertinent qui va faire mourir de rire les enfants.
Pour le commander

Le principe est universel: reprendre les comptines que tous les enfants connaissent et les détourner. Un petit garçon rencontre un poussin vert...qui courait dans l'herbe...Le petit gars, un brin garnement, aimerait bien l'attraper par la queue.
J'ai testé sur mon fils: il s'est mis à chantonner à chaque page la comptine qu'il connaissait et à rire du décalage.
Les illustrations sont très inventives. Gwenaëlle Doumont  dans un style très savoureux donne vie aux personnages, les incarne : elle parvient (magie des albums jeunesse réussis)  à raconter une histoire parallèle à celle du récit avec beaucoup d'humour.(belge...je dis ça pour les frites)
Bref, je me suis régalée!
L'ouvrage est disponible dans toutes les librairies, aux éditions La Palissade  



vendredi 15 janvier 2016

Voici venu le temps des rééditions...

Au programme de ce début d'année, le retour de livres qui n'étaient plus disponibles ou qui profitent du moment pour faire peau neuve.

Irena Sendlerowa revient avec une nouvelle couverture (que je trouve plus belle que la précédente...personnellement)
Pour rappel, Irena est une femme qui a sauvé des milliers d'enfants juifs du Ghetto de Varsovie. Une Juste dont la vie m'a passionnée.
Pour se le procurer


Pour tous ceux que sa vie intéresse, je vous propose de vous rendre sur le site d'un projet qui lui est consacré aux Etats-Unis: il vous suffit de cliquer et vous pourrez lire la suite...
Facts about Irena which are not generally known. All of these are from primary sources. Irena Sendler was born as Irena Krzyżanowska on 15 February 1910 in Warsaw to Dr.Stanisław Krzyżanowski, a physician, and his wife, Janina. Her father died in February 1917 from typhus contracted while treating patients whom his colleagues refused to treat in fear of contracting the disease, among them many Jews. After his death, Jewish community leaders offered her mother help in paying for Sendler’s education. Sendler studied Polish literature at Warsaw University. She opposed the ghetto-bench system that existed at some prewar Polish universities and defaced her grade card. As a result of her public protest she was suspended from the University of Warsaw for three years. Irena was born in Warsaw in 1910, but she grew up in the town of Otwock, Poland. Irena’s nameday is October 20, while her birthday is February 15.



L'arbre aux fruits amers revient dans une nouvelle édition. J'ai supprimé certaines phrases, corrigé quelques coquilles...et retravaillé des détails.
On peut se le procurer ici, par exemple!

Pour mémoire, il raconte l'histoire de James Cameron, un militant des droits des Noirs aux Etats-unis mais aussi l'un des trois jeunes  hommes pendus dans les années 1930 à Marion, pendant la ségrégation.
Si vous souhaitez en savoir plus sur cet ouvrage, voici quelques blogs ou émissions qui l'ont évoqué:

Sur le blog Parfums de livres
Sur le blog Lire et merveilles
On en parle sur Babelio

sur Histoire c'en lire
sur le site du CRDP d'Amiens
sur le blog de la Marmite à lire
à la radio, dans la belle émission de Carole, à télécharger
sélectionné par la Librairie Monet: ici
Sur Des livres et vous
Sur le blog 3 étoiles: ici
  Sur le site Grignoteur de livres!

Un fait divers incroyable qui a donné naissance à la magnifique chanson Strange Fruit.
Je vous propose d'en écouter deux bouleversantes interprétations. Celle de Billlie Holiday, et celle de Nina Simone:

 Enfin, pour les amateurs de Foot, sachez que Les histoires de foot pour réfléchir revient en librairie!
Pour se le procurer, c'est ici!

mardi 12 janvier 2016

Oï, oï, oï, un petit détour dans la taïga?

Les éditions Lirabelle m'avaient demandé, voici quelque temps, de traduire et d'adapter des comptines russes. C'était une expérience nouvelle pour moi et un grand bonheur de me replonger un moment dans le folklore russe!
Voici la première: un sapin! L'histoire d'un sapin qui a deux vies...
Le livre a été illustré par Bruna Barros, dans un style très épuré. Je suis ravie du résultat.
Je vous montre quelques images, puis je vous emmène faire un petit tour en Russie...


http://www.lirabelle.fr/produit/un-sapin/


 Pour les curieux, voici le texte en russe:
В лесу родилась ёлочка,
В лесу она росла.
Зимой и летом стройная,
Зелёная была.
 
Метель ей пела песенку:
«Спи, ёлочка, бай-бай
Мороз снежком укутывал:
«Смотри, не замерзай
 
Трусишка зайка серенький
Под ёлочкой скакал.
Порою волк, сердитый волк,
Рысцою пробегал.
 
Чу! Снег по лесу частому
Под полозом скрипит.
Лошадка мохноногая
Торопится, бежит.
 
Везёт лошадка дровенки,
На дровнях старичок.**
Срубил он нашу ёлочку
Под самый корешок.
 
Теперь ты здесь, нарядная,
На праздник к нам пришла
И много, много радости
Детишкам принесла.





Si comme moi, vous aimez fredonner des petits mots russes, voici quelques liens:

mardi 5 janvier 2016

Fous fous fous





C'est le moment de manger de la galette et de vous parler de la fête des fous. Je m'étais intéressée à ce sujet pour écrire "Sacré chat", un texte inspiré d'une sotie médiévale "Sa majesté qui fit un roi de son chat".
http://www.editionsmillefeuille.com/parutions/
 Un texte paru aux éditions Millefeuille et illustré avec talent par Virginie Grosos. Le site choisir un livre en propose un très bon résumé.


L'histoire se passe pendant la fête des fous. Un moment totalement cinglé en effet, carnavalesque à souhait où les rôles étaient inversés. Pour les amoureux de Clément Marot, on retrouve la folie des basochiens et autres trublions facétieux qui ont traversé la Renaissance.
Concrètement, c'est quoi la fête des fous?

http://www.racontemoilhistoire.com/wp-content/uploads/2015/12/3.2.2.png
Afficher l'image d'origine
http://www.virginiegrososillustratrice.com/

Une journée pendant laquelle le paysan se prenait pour le roi, le manant pour un évêque. On élisait un roi éphémère, "le roi des innocents", "le roi des ânes", "le pape des innocents" selon les traditions...
Pour être élu, il fallait passer sa tête dans un trou et de faire la grimace...la plus laide.
Wikipedia le résume très bien: "Les prêtres, barbouillés de lie, masqués et travestis de la manière la plus folle, dansaient en entrant dans le chœur et y chantaient des chansons obscènes, les diacres et les sous-diacres mangeaient des boudins et des saucisses sur l'autel, devant le célébrant, jouaient sous ses yeux aux cartes et aux dés, et brûlaient dans les encensoirs de vieilles savates. Ensuite, on les charriait tous par les rues, dans des tombereaux pleins d'ordures, où ils prenaient des poses lascives et faisaient des gestes impudiques."

Pour passer un moment au coeur de la fête...écoutez!

dimanche 3 janvier 2016

Une très belle (longue) nouvelle année à vous!

Pour bien commencer l'année, un peu de Sénèque? De la Brièveté de la vie? De la vie heureuse? Histoire de profiter de la vie l'année prochaine!
Un peu de lecture...ou à écouter!
Belle année à tous
 Je laisse la parole à Sénèque:
Non : la nature ne nous donne pas trop peu : c'est nous qui perdons beaucoup trop. Notre existence est assez longue et largement suffisante pour l'achèvement des œuvres les plus vastes, si toutes ses heures étaient bien réparties. Mais quand elle s'est perdue dans les plaisirs ou la nonchalance, quand nul acte louable n'en signale l'emploi, dès lors, au moment suprême et inévitable, cette vie que nous n'avions pas vue marcher, nous la sentons passée sans retour. Encore une fois, l'existence est courte, non telle qu'on nous l'a mesurée, mais telle que nous l'avons faite ; nous ne sommes pas pauvres de jours, mais prodigues. De même qu'une ample et royale fortune, si elle échoit à un mauvais maître, est dissipée en un moment, au lieu qu'un avoir médiocre, livré à un sage économe, s'accroît par l'usage qu'il en fait; ainsi s'agrandit le champ de la vie par une distribution bien entendue.
Pourquoi nous plaindre de la nature? Elle s'est montrée généreuse. La vie, pour qui sait l’employer, est assez longue. Mais l'un est possédé par l'insatiable avarice ; l'autre s'applique péniblement à d'inutiles labeurs ; un autre est plongé dans l'ivresse, ou croupit dans l'inaction, ou s'épuise en intrigues toujours à la merci des suffrages d'autrui, ou, poussé par l'aveugle amour du négoce, court dans l'espoir du gain sur toutes les terres, sur toutes les mers. Dévorés de la passion des armes, certains hommes ne rêvent que périls pour l'ennemi, ou tremblent pour eux-mêmes; ceux-ci, pour faire aux grands une cour sans profit, se consument dans une servitude volontaire. Ceux-là, sans nul relâche, ambitionnent la fortune d'autrui ou maudissent la leur. Le plus grand nombre, sans but déterminé, sont les jouets d'un esprit mobile, irrésolu, mécontent de soi, qui les promène de projets en projets. Quelques-uns ne trouvent rien qui leur plaise et où ils doivent diriger leurs pas : engourdis et baillants, la mort vient les surprendre ; tant cette sentence, échappée comme un oracle de la bouche d'un grand poète est à mon sens incontestable :
De notre vie, hélas! la plus grande partie
Est celle où nous vivons le moins.
Tout le reste n'est point vie, mais durée.
 

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